Document de consultation « Quel avenir? Province? ou Pays? »

Le document de consultation Quel avenir? Province? ou Pays? a pour dessein d’alimenter la première phase des États généraux sur la souveraineté aux fins des rencontres citoyennes qui se tiendront dans les différentes régions du Québec.

Ce document est disponible ici.

 

 

31 commentaires pour “Document de consultation « Quel avenir? Province? ou Pays? »”

  • Bonjour !
    Mon opinion, province non PAYS oui.
    J’ai vécu 10 ans dans les Antilles et sur la Dominique ou anciennement Commonwealth of Dominica, oui une île du Commonwealth. Ils sont devenu indépendants, un pays, cette toute petite île des Antilles et dans la même année, ils ont eu un cyclone qui a tout détruit sur l’île. Elle est indépendante. Ils ont eu la force et le courage de devenir une nation malgré toute les difficultées.

    Nous ce qui nous fait peur de devenir indépendant, les gens s’imaginent que nous allons tomber dans un gouffre financier. Le Québec possède des ressources premières, des ressources secondaires, des esprits d’entrepreneurs, des penseurs. Nous avons tout pour réussir, nul besoin d’être attaché à des gens qui ne veulent pas de nous, qui nous critiquent continuellement (le reste du Canada). Ayons pour nos enfants le courage et la force de devenir une nation. Nous avons tout pour avancer, économiquement socialement et culturellement.

    Que le Québec devienne un pays fort puissant et indépendant. Voila le plus bel héritage à laisser à nos jeunes.

    Vive le Québec pays souverain.

    • Je suis entièrement d’accord avec votre opinion. Je la partage entièrement. J’aime mon PAYS le Québec, et j’ai hâte qu’on se réveille et que l’on pense à notre avenir et à celle de nos enfants .

  • Cela fait depuis 1960 que je prône l’indépendance totale du Québec. J’ai 79 ans et je n’ai pas la peur qu’ont certaines personnes de mon âge qui redoutent la possibilité de perdre des acquis. Je préfère mourir libre que de vivre dans une « cage dorée » ne m’apportant que déceptions et colères. Le Québec, (le veut-il?) peut devenir une nation forte et autonome. Le Canada est un grand pays; le Québec tout autant. Nous pouvons discuter avec nos voisins de façon autonome et prende en main tous les leviers économiques qu’il nous faut pour mener à bien cette aventure qui demande du courage et de l’abnégation. Les générations futures sauraient qu’il y a eu des hommes et des femmes de notre époque (ils en seraient reconnaissants) qui ont eu le courage de leur donner une terre bien à eux où ils pourrons vivre selon leur culture propre, sans avoir à se battre continuellement pour obtenir des miettes. Ils pourraient se voter des lois qui leurs conviennent. Notre langue, notre culture, nos antécédants, tout nous démontre que nous ne pouvons vivre en paix avec nos voisins de l’est et de l’ouest (depuis le temps ils ne comprennent toujours pas ce que nous voulons) sans posséder la totalité de nos leviers économiques et sociaux, mais il faut le comprendre et l’accepter. L’Immigration joue un rôle prépondérant contre nous et on voit bien que le fédéral utilise cette arme pour mieux nous assimiler. Lorsque nous le serons il sera trop tard. Je ne serai plus là mais je voudrais tant voir, de mon vivant, ce pays du Québec que j’aime par dessus tout. La conservation de cette langue que je vénère de tout mon coeur serait enfin protégée à jamais.. Merci de m’avoir lu.

    • Je vous ai lu avec intérêt.

  • Je peux être très prétentieux mais j’aimerais suggérer une troisième option. Pourquoi pas un État indépendant. Je suis un partisan de la souveraineté complète du Québec et ce depuis toujours. Mais devant le refus des mes compatriotes d’assumer cette option, il y a un bout de temps que je considère cette option d’État indépendant. Je ne suis pas certain qu’il serait très difficile de convaincre l’Alberta, la Colombie-Britanique, l’Ontario de devenir des États indépendants également. Pour résumer, disons un marché commun à l’européenne au Canada. On serait canadien mais parfaitement indépendant comme la France ou l’Allemagne dans l’Europe. Ce n’est même pas un méchant « séparatiiiiisssse » qui a suggéré ceci, c’est Robert Bourassa lorsqu’il est revenu d’une période d’étude du marché commun européen après la défaite de l’ère un du gouvernement Bourassa.

    Merci

    • Un beau compris, comme dans un vie de couple. Il faut s’aimer pour faire ce compromis.
      Le Canada n’aime pas le Québec et le Québec n’aime pas le Canada parce que le Canada n’aime pas le québec.
      Qu’est-ce qu’on fait avec ça?
      Il reste l’indépendance comme pour le couple, la séparation, mais tout en restant en bons termes.

    • Il n’y a pas de comparaison possible: les États qui constituent l’Union Européenne étaient tous des États indépendants au départ, ce qui est loin d’être le cas ici… et ne le sera jamais à mon avis.

      C’est pour l’indépendance du Québec qu’on doit se battre et non pas ajouter un autre combat futile à ceux que nous avons menés ou appuyé, Meech, etc.

  • Que le Québec devienne un pays fort puissant et indépendant. Voila le plus bel héritage à laisser à nos jeunes.

    Je ne veux rien d’autre pour mes enfants et mes huit petites filles.

  • Bonjour,
    Je suis au Québec depuis 1967, j’ai été reçu par des québécois que j’ai beaucoup apprécié par leur gentillesse et leur façon de recevoir. Depuis, j’ai suivi René Lévesque en m’inscrivant au parti Québécois et j’ai épousé sa politique concerant la saouveraineté du Québec. Par la suite, j’ai pris ma carte au Bloc Québécois: ces deux partis prônent avec vigueur la souveraineté du Québec. Depuis que j’ai pris ma retraite en 1989, je me suis engagé dans le bénévolat at j’ai fait le tour des villes et villages de la Région Lanaudière, à chaque passage, j’ai fait connaitre mon opinion et avec insistance je poursuis cette idée qui me tient à coeur. Aujourd’hui, j’ai 85 ans et en pleine forme, je parles toujours de la souveraineté et je souhaite qu’elle soit officielle avant que je ne prenne l’autre bord, afin de dire à mes petites enfants et arrières petits enfants que je suis mort dans mon Pays: le Québec! Alors ceux qui sont actifs, de 18 ans jusqu’à 99 ans, poursuivaient notre but et ainsi on pourra dire: Vive le Québec souverain! Enfin chez nous!

  • Madame, Monsieur,

    J’adhère à l’idée d’un Québec, possédant une culture de liberté, de démocratie, où les valeurs et les droits collectivement reconnus sont appliqués et respectés. Je suis pour un Québec fier, politiquement et économiquement instruit, prospère et en santé. Je suis pour un Québec ou l’élimination de la pauvreté et de l’exclusion sociale, la liberté d’expression et d’association sont des valeurs reconnues et appliquées par tous et par toutes pour que la paix sociale puisse être une réalité, et non seulement un rêve.

    Cordialement

    Cécile Raymond.
    Ma, en philosophie,
    Psychanalyse,
    Membre de l’ACNU et de l’UNICEF.

  • Il est tout à fait urgent que nous réalisions l’indépendance du Québec. Nous avons toutes les ressources, qu’elles soient humaines ou naturelles pour réaliser ce grand projet. De plus, toutes les infrastructures d’un État moderne sont déjà en place pour nous permettre de répondre à tous les défis.

    Tout ce qui nous manque c’est le courage de le faire.

    Nous pouvons le faire, nous sommes capables. Des centaines de pays l’ont déjà fait avant nous.

    Ne nous Laissons pas berner par des opportunistes qui ont intérêt à ce que le Québec demeure une province au lieu d’être un pays.

  • Je suis indépendantiste depuis 1961 et ne vous pas d’autres voies pour le Québec.

  • J’ai 74 ans et vote indépendantiste depuis 1972.

    Il me semble que pour amener les Québécois à non pas accepter l’idée d’indépendance, mais à la souhaiter, la désirer, il faut leur présenter le projet avec suffisamment de détails.

    -Il faut qu’ils puissent se représenter la vie dans leur pays et que cette vie soit ce qu’ils en attendent.
    -Il faut de plus que cette vie soit suffisamment différente de celle que leur offre la situation actuelle pour que ça vaille la peine d’entreprendre la marche qui nous y mènera. Autrement, si on est pour vivre à peu près de la même manière, avec les mêmes espoirs, les mêmes conditions, à quoi bon.

    Principes de base
    À mon avis, le projet doit définir avec une précision suffisante, les conditions d’existences dans les domaines suivants :
    -La langue.
    -l’environnement.
    -L’éducation.
    -Le partage des richesses personnelles et collectives (bien commun : en quoi ça consiste?).
    -Le partage des responsabilités personnelles et collectives.
    -Le traitement des collectivités minoritaires, qu’elles soient autochtones, établies depuis longtemps ou récemment.
    -La santé.

    Ma vision personnelle
    D’une certaine manière, pour moi, la priorité qui doit primer sur tout le reste, c’est l’environnement. Le Québec ne doit pas seulement parler mais devenir un leader mondial dans ce domaine. Cela teintera tout le reste, autant les modes de taxation et d’imposition que le partage des responsabilités et des richesses.
    Il me semble qu’il faut changer la philosophie qui inspire tout ce qu’il est convenu d’appeler le progrès et qui est centré sur des paradigmes comme, la croissance économique, les lois du marché et autres soit disant vérités inévitables ou inaltérables. Il faut remettre tout cela en question avant qu’il ne soit trop tard. Je propose ici une direction qui n’est pas de moi, mais du regretté Pierre Dansereau : l’AUSTÉRITÉ JOYEUSE.
    Qu’est-ce que cela implique?

    En premier lieu, je dirais que tout le monde est prêt à accepter l’idée que les ressources de la terre ne sont pas illimitées, mais cela demeure tout à fait abstrait de sorte que à part que d’en parler, les efforts réels pour limiter notre consommation sont, à toute fin pratique, nuls.
    Au lieu de poursuivre la sacro-sainte croissance économique, il faudrait viser au moins l’équilibre, sinon une réduction salutaire. Nous ne sommes pas seuls sur terre et à la façon dont ça marche maintenant, pour que tous les êtres humains puissent avoir une vie décente, il faut changer la manière dont se fait le partage. Autrement, il faudrait trouver 2 ou 3 autres planètes pour alimenter notre faim de croissance.

    Revenons à l’idée d’AUSTÉRITÉ JOYEUSE. (Pour plus d’information, voir l’ouvrage «Terre des hommes» de Pierre Dansereau.)

    Il s’agit de changer de manière de voir la vie et le bonheur. Il faut apprendre à être heureux par d’autres moyens que seulement la consommation de biens matériels. Bien des peuples vivent et ont vécu sans consommer comme nous le faisons et sont ou ont pourtant été heureux. Il ne s’agit pas de retourner à l’Âge de pierre ou même au Moyen Âge, mais d’étudier d’autres modes de vie que le nôtre, trouver ce qui y fonctionne et de s’inspirer de la vision que ces gens-là pouvaient avoir ou ont du bonheur.

    Je sais, je suis rêveur, je suis irréaliste, je suis utopiste et tout ce que vous voudrez.
    À mon avis, la pire UTOPIE consiste à penser que ça va pouvoir continuer comme présentement, indéfiniment.

    De nos jours, l’économie contrôle toute chose de la vie. Autrement dit, nous sommes au service, à toute fin pratique, de l’économie. Or l’économie a le défaut d’exclure l’environnement et ne tient pas compte de la fin à plus ou moins brève échéance d’une quantité incroyable de ressources que l’on soutire de la terre. Il faut une réorientation drastique de tout cela. L’économie doit devenir un système au service de l’humanité, et non la raison d’être ou le tyran de l’humanité.

    Définir le projet québécois avec ce genre d’idée en tête me paraitrait tout à fait emballant. J’aimerais bien être participant au remue-méninge qui nous permettrait de définir un tel projet, malgré mes 74 ans…

    • Bravo pour votre commentaire, vous êtes un pur et dur convaincu. Cependant, en déposant mon mémoire hier à l’Université Laval, Québec, j’étais sûre que l’Éducation devait être la pririté nationale dans un Québec souverain. C’est le thème no. 1 du cahier : Blocges identitaire et linguistique : valeurs québécoises, langue française menacée, enseignement de l’histoire du Québec (à réinsérer dans le curriculum d’études), gratuité scolaire du préscolaire à l’université, en n’oubliant pas bien sûr le secteur professionnel… L’un des dirigeants à l’avant me disait que mon mémoire était à côté du thème : oui monsieur, il s’insère réellement très bien et je profite de l’occasion ici pour mieux m’exprimer, il va le lire, je suppose (le temps me manquait pour le faire sur place) ce que j’ai défendu quand même et trop rapidement. Le fédéral n’a pas droit de regard sur ce que font les provinces en Éducation mais, un comité pan-canadien formé de ministres de l’éducation des provinces est sensé informer l’instance fédérale de leurs besoins toujours en éducation. Et des sommes d’argent sont donc versées à chacune des provinces (dans mes 5 livres : des argents supplémentaires sont réclamés, c’est un blocage ça !) J’ai pu le dire un peu mais, pas au goût de mes témoins, écoles vétustes, $$$ et ressources humaines. J’ai pu glisser cependant le fait que je suis à la recherche d’un parti polltique Robin des Bois qui irait chercher des $$$$ chez les multi-milliardaires qui cachent leurs avoirs dans des paradis fiscaux, privant ainsi le Québec de leurs contributions si nécessaires à tous : Éducation, Santé, Culture, Transports, Agriculture, Aînés….. Une dame qui a parlé après moi est en train de faire une recherche approfondie pour revoir toute la question de l’évasion fiscale….. c’est son domaine : elle est comptable ou fiscaliste. Voilà qu’en assemblée, nous retrouvons ces ressources essentielles, un mélange de personnes spécialistes dans leur domaine pour s’entraider. La voilà ma Robin des Bois, maintenant, je sais qu’elle s’en charge et elle sait que je réclame des sous en Éducation par mes ouvrages. Beaucoup d’autres participants à l’assemblée ont également traité d’Éducation par après. Je crois que les organisateurs vont dorénavant placer l’Éducation au bon endroit. Bon été 2012 cher monsieur Painchaud. Alice Couture, Québec Ville. Vous pouvez consulter mes recherches et communiquer avec moi. Google : Alice Couture coffret.

    • Bonjour,
      Je suis un jeune de la nouvelle génération complètement désengagée et cynique de la population (bien que nouvellement éveillée par le conflit étudiant en cours) et j’ai grandi dans un monde profondément divisé par la gauche et la droite, le fédéralisme et le souverainisme, bref une vision assez manichéenne de la vie. Malgré mon jeune âge, je comprends que ce que tout le monde cherche, c’est à avoir une société plus juste que ce soit de la vision capitaliste du  »Self made man » ou de la vision communiste de l’égalité sociale. Malheureusement, ce qui manque à cette vision, je crois, que c’est le réalisme. Quand on regarde les résultats des décisions prises par les grandes puissances en catimini (Bilderberg group) on se rend compte que ce qui justifie toujours les décisions ce n’est pas le bien-être de la majorité, mais la course au profit. Pourquoi cette réalité? Parce que les banques et les mutinationnales ont aujourd’hui plus d’argent que les gouvernements, donc plus de pouvoir. Si on veut s’émanciper de nos chaînes, il faut d’abord les voir. Pour se libérer des leaders internationnaux, il faudra d’abord se créer une monnaie et nationnaliser les banque question que nos élus puissent décider des enjeux librement (les PDG et actionnaires de ce monde ne sont pas là pour le bien-être commun). J’ai lu dans les commentaires de belles propositions sur l’éducation et l’environnement et je suis totalement d’accord, mais pour changer les choses, il faut avoir les deux mains sur le volant comme dirait l’autre.
      Alors une province où un pays? Avec une province, nous bénéficions de la pérequation et de toutes les commoditées offertes par la mondialisation, dans un pays qui s’en va de plus en plus dans le courant néolibéral mondial (en anglais!!!). Avec un pays, nous sommes libre de notre système d’education et de santé, mais surtout nous somme libre de notre culture et de dire non à une planète séparée entre exploiteurs et exploités. Que voulons nous? Le confort ou la culture? La sécurité ou la liberté?

      Moi je pense qu’il faut se dire  »À la prochaine fois »

    • Bravo monsieur Painchaud,

      Votre vision me touche beaucoup. Donnons l’exemple au monde entier de ce qui nous rassemble sur l’environnement, ça ne pourrait qu’être salutaire! Ne percevons-nous pas l’État de la Californie différemment des autres États-Unis?

      J’ai adhéré à la cause indépendantiste depuis ses tout débuts et j’aimerais renchérir votre propos de présenter le projet avec suffisamment de détails. Natif et résidant en l’Outaouais, je déplore le fait que l’on ait éludé la question de l’avenir des fonctionnaires fédéraux lors des 2 derniers référendums. C’est évident qu’il y aura beaucoup de rapatriement d’emplois fédéraux vers la ville de Québec, mais il faut cette fois non seulement en parler mais aussi faire l’engagement formel qu’aucune réduction de la fonction publique ne se fera suite au rapatriement de nos pouvoir et ce ne serait que logique avec tous les édifices et infrastructures déjà en place. Les Québécois ne sont pas dupes au point d’accepter le silence ou un engagement du bout des lèvres, regardons ce qui est arrivé avec les projets des gaz de schistes et autres projets que nos pouvoirs tentent de nous faire avaler en catimini. Bravo encore une fois pour votre engagement et ténacité. Je vous achemine le texte que je viens d’envoyer à monsieur Marcoux sur ses commentaires du 23 mai pour votre information:

      « Quel beau texte monsieur Marcoux! Il fait d’une façon tellement éloquente, véridique et touchante un tour d’horizon historique de la situation tout en gardant l’espoir de cette belle aventure qui s’amorce. J’espère que le vieux croûton dont vous vous qualifiez de même que les commentaires de Normand Painchaud du 21 mai) (74 ans) qui m’ont également touché (64 ans) sauront alimenter la flamme de la fierté de nos jeunes et de tout notre peuple depuis si longtemps bafouée pour que vive enfin notre Québec libre! »

      Michel Carrisse

  • Il en a passé des grands Québécois qui nous ont dit l’indépendance depuis 1960. Parmi tous ces leaders, Chaput, Bourgault, Lévesque, Pariseau, Landry, aucun militaire. Pourtant, le Général Ménard a tenté de faire entendre le point de vue du militaire, mais on ne l’a pas écouté, car au Québec on est tellement pacifique que l’on croit que l’indépendance se fera avec des prières.

    Depuis 1950 de grands constitutionnalistes comme Frank Scott nous disent qu’il y a 5 pays dans ce continent au nord du 45e parallèle, et depuis bien avant cette date, les militaires d’Ottawa ont compris cela en divisant le continent en 5 régions ou « commands ».

    Pendant 50 ans on nous a parlé d’indépendance et en bons Normands que nous sommes nous avons dit « noui ». Voilà tout notre courage et notre envergure!. Guy lalande, major.

  • Je lis plusieurs commentaires qui se prononcent sans équivoque pour un Québec indépendant. Les opinions exprimées ressemblent beaucoup à toutes celles que l’on avaient dans les années 70, années d’effervescence et d’espoir pour la plupart d’entre nous. Mais le temps a passé… Une nouvelle génération émerge actuellement avec de nouveaux moyens, plus instruite sans doute et très ouverte sur le monde avec tous ces nouveaux instruments de communication. Vivent-ils les mêmes préoccupations que nous sur l’environnement, la langue, l’éducation etc? Sur la place que le Québec devrait occuper dans le monde?
    Voilà le défi d’aujourd’hui. Comment les convaincre dans ce nouveau contexte de mondialisation de la nécessité d’un Québec souverain?
    Dans quel genre de pays sont-ils intéressés à vivre?
    Veut, veut pas, faudra tenir compte de cette jeunesse qui prend de plus en plus sa place et surtout engager un dialogue constructif avec elle sur la question nationale.

  • Je ne sais pas si la création d’un État du Québec sera le pactole que nous annonçait (dans une vie antérieure) l’ex-ministre François Legault dont les prédictions étaient contredites par le journaliste André Pratte (La Presse), mais, pour ma part, ce n’est pas pour des raisons d’ordre économique que je souhaite l’indépendance.

    C’est d’abord une question de fierté. Je pense que maintenant que les Québécois ont relevé la tête et sont sortis de cette mentalité de vaincus pour s’affirmer dans les domaines économiques, scientifiques, sociaux et culturels, ils n’ont plus aucune raison de douter de leurs capacités de créer et mener à bien leur propre pays. Nous nous sommes affirmés non seulement sur le plan intérieur mais aussi avec brio sur le plan international. Qu’on pense seulement aux succès de Bombardier et du Cirque du soleil.

    Créer un pays serait une façon d’effacer les humiliations passées, alors qu’on nous a longtemps traités comme un sous-peuple. Et de faire un pied-de-nez aussi aux tentatives d’assimilation dont nous avons été victimes depuis la Conquête, alors qu’on a tenté de nous enfoncer la langue anglaise dans la gorge, qu’on a brûlé nos fermes et pendu nos pères au Pied du courant. Et, dans un passé rapproché, d’effacer aussi l’arrogance de nos chefs d’État comme Trudeau qui a manoeuvré pour rapatrier la constitution sans le consentement du Québec et Chrétien, l’artisan de la « nuit des longs couteaux » et du référendum volé (à ce sujet je vous invite à lire Le référendum volé de Robin Philbot, un anglo de Toronto).

    Ce sont nos pères qui ont peuplé ce pays et l’ont labouré puis qui se sont obstinés à garder leur langue et leur culture. J’ai le sentiment que ce serait les trahir que de laisser passer l’occasion de nous affirmer comme peuple distinct maintenant que nous en avons la chance.

    Il ne s’agit pas pour autant d’un repli sur nous-mêmes comme le laissait entendre notre ineffable ex-gouverneure générale dans une entrevue rapportée dans L’actualité de septembre 2005. Je ne comprends pas que l’on puisse penser que, devenus souverains, les Québécois porteraient la tuque et la ceinture fléchée et s’enfermeraient à double tour pour protéger leur identité. Bien au contraire. Dans une conférence qu’il donnait il y a quelques années et qui n’avait rien de politique, le sociologue Gérard Bouchard soulignait à quel point le Québec constituait une société ouverte et accueillante se classant, depuis 1940, parmi les dix plus grands receveurs d’immigrants au monde. Est-il besoin de souligner sa bienveillance à l’égard de sa minorité anglophone et ses politiques novatrices à l’égard des autochtones? Ce n’est pas la souveraineté qui l’amènera à fermer ses frontières et à cesser ses relations commerciales ou autres avec le ROC (Rest of Canada) et le monde entier. Inversement, je ne crois pas que la compagnie Kellogg de London, Ontario, cesserait de vendre ses délicieux Corn Flakes aux petits Québécois.

    Je pense aussi que, malgré les progrès réalisés ces dernières décennies pour sauvegarder notre langue et notre culture, celles-ci demeurent fragiles dans le contexte nord-américain. Au sein même du Canada, notre poids démographique a considérablement diminué et continue sur cette pente, passant de 50% en 1850 à 35% en 1867 et on prévoit qu’il ne sera plus que de 20% en 2020. Notre poids politique diminue proportionnellement. La souveraineté nous permettrait plus que jamais de garantir notre survie comme peuple francophone.

    Il faut bien se rendre à l’évidence : la constitution canadienne ne fonctionne pas pour le Québec. Suivant la Constitution de 1867, le Canada devait être une confédération de provinces, le gouvernement central se devant d’être au service de celles-ci. Des pouvoirs étaient attribués au fédéral mais uniquement dans les champs dans lesquels les provinces avaient intérêt à se regrouper comme, par exemple, la monnaie et l’armée. Avec le temps, cette vision a dérivé vers la situation que l’on connaît aujourd’hui : un empiètement sans vergogne du fédéral dans les champs de juridiction des provinces. Avec le résultat que le Québec s’accommode mal de ces intrusions dans des champs comme l’éducation ou la culture où le fédéral, qui détient les fonds, intervient avec ses gros sabots.

    Il faut lire à cet égard la conclusion du livre La négation de la nation : L’identité culturelle québécoise et le fédéralisme canadien (Septentrion) d’Eugénie Brouillet, professeure de droit constitutionnel à l’Université Laval

    On aurait pu espérer que, durant son bref règne, Paul Martin, avec la complicité du gouvernement provincial libéral, aurait ouvert les vannes. Il n’en fut rien. Il suffit de se rappeler les déclarations hégémonistes des Petitgrew, Lapierre et Dion pour bien se rendre compte que rien ne bougerait de ce côté. Si un Martin dont l’avenir était fragile n’a pas bougé, que peut-on espérer du Canada? Même le timide accord du Lac Meech n’a pas su rallier le ROC. Et les promesses de changement de Trudeau pour un Canada renouvelé, à la veille d’un référendum menaçant, n’ont abouti qu’à un rapatriement de la Constitution excluant le Québec. Donc aucun espoir en vue pour le Québec tant qu’il demeurera au sein du Canada.

    Indépendamment des avantages ou des désavantages possibles qui pourraient résulter d’une déclaration d’indépendance, je soupçonne qu’il y aurait une période d’effervescence à traverser : le partage des biens et de la dette, la prise en charge des programmes fédéraux actuels, la récupération des impôts, la hargne des fédéraux (qui ne manqueraient pas de brandir l’arrogante Loi sur la clarté référendaire), les ententes à négocier pour la monnaie et l’armée, l’intégration des fonctionnaires fédéraux, la reconnaissance par les autres pays du nouvel État, etc. Mais nous ne serions pas les premiers à vivre ce genre de turbulences. L’Érythrée, le Timor oriental et les pays de l’ex-URSS, l’ont vécu aussi et s’en tirent généralement fort bien.

    Je pense que, depuis les cinquante dernières années, nous nous sommes rendu compte que nous pouvions être autre chose qu’un peuple conquis. Que nous pouvions relever la tête et prouver à tous que nous n’étions pas que des porteurs d’eau.

    Lorsque, dans les années 60, le gouvernement Lesage a lancé sa Révolution tranquille, nous l’avons suivi avec enthousiasme car c’était là un projet motivateur. Maintenant, nous nous éparpillons dans une multitude de petits projets : ouvrons nos portes aux échanges avec la Chine, combattons le décrochage scolaire, invitons l’Église à une plus grande ouverture d’esprit, reprenons le débat sur le suicide assisté, etc., etc. Ce sont là des projets fort louables mais ce ne sont pas des projets suffisamment mobilisateurs pour remettre en cause l’ensemble de notre société comme le fut la Révolution tranquille. Accéder à la souveraineté, c’est accéder à une nouvelle ère, c’est réinventer le pays, c’est une aventure emballante comme celle des jeunes mariés qui se construisent une maison. C’est une nouvelle raison d’être pour un peuple qui s’enlise dans le confort et l’indifférence. Et nous avons le talent pour mener à bien cette nouvelle aventure.

    Dans l’état actuel des choses, seul un gouvernement péquiste nous ouvrirait la voie à la souveraineté. Mais, une fois l’État du Québec mis en place, il m’indifférerait que le gouvernement qui dirigerait nos destinées soit péquiste, libéral, solidaire ou autre. Nous aurions notre pays.

    Nous vivons bien repus. Je suis prêt, pour ma part, à échanger, s’il le faut, un peu de ce bien-être pour un grand souffle de fierté et de liberté.

    Je suis maintenant un vieux croûton qui n’a plus la force de brasser la cage mais quand, ces jours-ci, je vois les jeunes et même les moins jeunes descendre dans la rue pour contester l’augmentation des droits de scolarité ou la répression de leurs droits et libertés d’expression, je me dis que c’est de là que viendra un jour notre libération.

    • Quel beau texte monsieur Marcoux! Il fait d’une façon tellement éloquente, véridique et touchante un tour d’horizon historique de la situation tout en gardant l’espoir de cette belle aventure qui s’amorce. J’espère que le vieux croûton dont vous vous qualifiez de même que les commentaires de Normand Painchaud du 21 mai) (74 ans) qui m’ont également touché (64 ans) sauront alimenter la flamme de la fierté de nos jeunes et de tout notre peuple depuis si longtemps bafouée pour que vive enfin notre Québec libre!

      Michel Carrisse

  • Dans le cadre de cette assemblée du mois de juin sur la Souveraineté, il serait bon je crois, de définir aussi les grandes lignes du système électoral d’un Québec indépendant.
    Est-t-il normal qu’un parti politique prenne le pouvoir avec seulement 24% des votes des citoyens inscrits sur les listes électorales.
    Nous n’avons pas besoin d’attendre la souveraineté pour changer les lois électorales.
    Pour tout le reste qui concerne l’Indépendance de notre Pays, le Parti Québécois doit certainement possèder des dossiers d’un mètre d’épaisseur sur la question……….
    J’ai été membre actif du MSA depuis décembre 1967. Délégué au congrès du MSA du mois d’avril 1968. Délégué au congrès du MSA de novembre 1968, congrès au cours duquel nous avons fondé le Parti Québécois et je n’ai cessé depuis cette période de militer pour L’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC. Je ne suis pas mort et je continuerai la lutte jusqu’à la fin……

  • Bonjour,
    Français ayant vécu (en plusieurs « épisodes ») quelque 2 années à Montréal, je suis très sensible à cette notion d’indépendance du Québec, malgré (ou à cause ?) du référendum qui a vu la victoire du « non » dû à des tripatouillages peu glorieux du parti libéral… (je me trompe ?).
    Bien sûr que le Québec DOIT être indépendant, il est largement autosuffisant économiquement et intellectuellement… Encore faut-il que le Parti Québecois se donne vraiment les moyens psychologiquement et politiquement d’y parvenir. D’ailleurs un rapprochement avec Québec Solidaire ne serait qu’un de ces moyens là.
    Mais tant que les politiques (ce n’est pas qu’au Québec malheureusement…) seront à la recherche du pouvoir plus que du souci de nos concitoyens, il en sera ainsi…
    Que le Québec devienne un pays fort puissant et indépendant. Voila le plus bel héritage à laisser à nos jeunes.
    Vive le Québec pays souverain.
    Cordialement depuis la France (celle du renouveau avec François Hollande…)

  • Il n’y a aucune raison que nous ne soyons pas un pays. Plongés dans une mer d’anglophones et d’allophones, nous ne saurions survivre encore longtemps si nous ne récupérons pas tous nos pouvoirs comme peuple bien différent du reste du Canada afin d’assumer notre destiné. On se préoccupe bien plus de sauver les animaux et les plantes de la planète que de sauver ces peuple en voie d’extinction, écrasés sous le poids des impératifs financiers. Un peuple vigoureux, qui sait assumer son caractère distinctif, ses traditions et ses valeurs est un enrichissement pour l’humanité. Que le Canada, beau et grand pays, continue de croître et prospérer, c’est souhaitable pour le Québec qui sera devenu indépendant. L’un et l’autre s’enrichiront mutuellement.

  • Bravo à l’équipe. Voici un beau document de départ qui ressemble à plusieurs publiés au cours des premières décennies du mouvement souverainiste afin de convaincre les Québécois du bien fondé de la cause. Mais ce type de document et les discussions « entre convaincus » qu’il suscitera ne suffisent plus. Pour rejoindre les éternels indécis et les plus récalcitrants ainsi que les allophones qui connaissent peu ou pas notre passé, il faut les rejoindre par des cas concrets relativement récents et surtout chiffrer les conséquences de l’enchevêtrement des juridictions et leur démontrer qu’ils sont également perdants en tant que Québécois dans le contexte constitutionnel actuel. Autrement dit, il ne s’agit pas d’une lutte de nature essentiellement linguoculturelle entre annglophones et francophones, mais les déséquilibres du système canadien actuel les pénalisent aussi.
    Il faudra que ces cas bien documentés et chiffrés soient présentés à la population par les moyens visuels de masse, préférablement la télé et les autres, et par des interlocuteurs crédibles issus de leur communauté respective afin qu’ils se sentent interpellés.

  • Un tel sujet attire les convaincus ou même les naïfs de la pensée magique: j’ai voté indépendantiste depuis telle année… c’était présumer qu’un parti avait l’intention bien arrêtée de mettre en branle le processus d’indépendance! Cinquante ans plus tard, on en est encore aussi loin qu’au début!

    L’élection qui vient pourrait donner l’occasion au Parti de René Lévesque d’annoncer un programme électoral indépendantiste. D’abord battre un gouvernement au pouvoir depuis 3 mandats, donc corrompu par définition. Telle entreprise signifie d’affronter la fraude électorale et le discours qui divise! Contre ça, tous les partis intéressés à libérer le Québec doivent faire front commun. Comme le PQ a le plus de chances de votes, c’est lui qui doit tendre la main aux autres pour les amener autour de lui dans des conditions honorables et porteuses d’espoir. L’union fait la force!

    • Oui, mais, N.Payne nous explique qu’on ne peut réunir ce qui s’est séparé par érosion, usure: QS, PI, ON et tous ceux qui se sont détachés du PQ, ne peuvent se marcher sur l’âme pour se réunir de façon factice à ce qui les a rejetés…

      Quel que soit le dégât qu’achèvera Charest, en marchette, s’il est reporté aux affaires, presque automatiquement, par le retour d’enveloppes brunes… faudra-t-il se résoudre à nous concentrer sur un parti qui affiche un programme tout indépendance, et espérer? Il existe sûrement une entourloupette genre: Dernier sondage de la campagne, tous sur le plus avancé des anti PLQ !

  • Cher peuple québécois souverain,
    Cette adresse à la Nation annonce votre volonté souveraine collective, de plus de 400 ans d’histoire sur ce continent nord-américain, de vous donner un merveilleux pays qui se nommera :
    LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC
    Votre Nation de survivants, par son passé tumultueux comme sujets britanniques/canadiens dominés, tournera son regard, avec fébrilité, vers ce fleurdelysé, symbole de votre fier lutte contre toutes tentatives d’assimilation.
    Comme Président/e de la future RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC, ce sera, pour moi, un grand honneur d’être témoin à votre libération, à votre émancipation de société, à votre poursuite d’identité, de culture et de valeurs qui vous sont propres et qui vous tiennent à cœur!
    Comme Président/e de la future RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC, je serai un ardent défenseur de l’égalité de vos groupes sociaux et linguistiques ce qui permettra de baliser les avantages liés au statut de votre peuple fondateur francophone, au statut de vos autochtones qui vous ont accueillis et à vos nombreux immigrants anglophones et allophones qui ont choisi ce beau pays pour y vivre et prospérer !
    Comme Président/e de la future RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC, je favoriserai l’unification de vos forces sociopolitiques. Vos divisions, vos tiraillements, vos rivalités, voire même vos confrontations face à vos efforts de résistance à l’assimilation tant souhaitée par le fédéralisme « canadian » seront que des souvenirs amers de votre passé colonial!
    Comme Président/e de la future RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC je ferai la promotion de votre fraternité, de votre solidarité, de votre sociale démocratie tant appréciée par vous, chers Québécois et chères Québécoises ! Je travaillerai, sans relâche, à poser les bases d’une fiscalité équilibrée, d’une justice progressive et d’un regard pacifique sur le monde qui seront les atouts de votre carte d’appel internationale!
    Dans cette nouvelle perspective qui s’ouvrira avec votre acclamation vive et immédiate, je deviendrai votre porte-parole d’un langage nouveau, d’une nouvelle rhétorique, d’une nouvelle politique de grande République que nous deviendrons

    Passionnément vôtre,

    Président/e
    de la future RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU QUÉBEC

  • La dette du Québec : une préoccupation qui réclame une attention particulière

    Mon coeur est à gauche mais ma raison m’interpelle. En cas d’indépendance, comment se fera le remboursement de la dette du Québec ? Et en cas de difficultés de remboursement de la dette LE Québec peut aujourd’hui compter sur la fédération et la Banque du Canada pour le supporter. Qu’adviendra-t-il du Québec pays ? Cette question fondamentale exige d’être bien expliquée dans le cadre du travail pédagogique en faveur de la souveraineté. Également il faudrait dans un document simplifié expliqué les avantages et les inconvénients du Québec province et du Québec pays.

    • La dette du Québec devrait, selon moi, ne devrait pas être une cause d’hésitation, mais les grands médias du Québec nous font croire que la dette nous enterre alors qu’elle ne progresse que très peu. Comme à chaque fois que je discute de la souveraineté avec les gens je me butte à cet argument, je crois qu’il est le premier à décrédibiliser. Sur le sujet de la dette, je vous inviterais à lire cet article de l’Aut journal. (qui n’est pas un journal non-partisan, mais quand même moins lié aux pressions exercées sur les autres médias)
      http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=3561
      Pas encore convaincus? Malgré le poids de la dette, demandons-nous si le mode de vie consommateur que nous avons vaut la chandelle face à une résistance à la mondialisation et à la centralisation des pouvoirs économiques globaux. Attention, je ne suis pas pour les plans d’austérité, mais je suis pour que l’on paie plus cher pour les biens importés des pays en voie de dévelloppement pour les remplacer par des produits locaux qui encourageraient autant les emplois que l’économie québecoise. Tout ceci dans le but de garder l’argent ici pour repayer la dette.

      Mais encore, pensons à l’Islande qui s’est autolibérée de sa dette.
      http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=3594
      Les conséquences d’un tel choix représentent une rancoeur des autres pays qui ont abandonnés leurs politiques à l’oligarchie des multinationnales, une dévaluation de la note de crédit du Québec et probablement un rejet de tout traité de libre échange. Cependant, nous sommes indépendants pour tous les besoins de base en énergie, en matières premières et aussi dans l’industrie alimentaire. Ce que la souveraineté pourrait apporter dans ces domaines nous amènerait des emplois et des redevances justes du privé.

      Prenons d’abord la production de l’énergie, un Québec souverain pourrait mettre fin au blocage de l’expansion d’Hydro Québec pour qu’il puisse investir dans les énergie vertes au lieu de faire affaire avec des compagnies européennes. Pour ce qui est des hydrocarbures, l’île d’anticosti à déjà été vendue à Gastern et Pétrolia pour une bouchée de pain, alors que l’exploration à été faite par HQ et que les dirigeants ont dit qu’ils ignoraient le potentiel gazier de l’île. Le gouvernement libéral est celui qui a fait fermé la division pétrole de HQ.
      http://corruptionliberale.com/anticosti_la_trahison_de_nathalie_normandeau/

      Ensuite, en tant qu’abitibien, je peux constater que les mine font des millions en profits et exproprient librement les gens en toute impunité et ce en vertu de lois vétustes vieilles de plus de 100 ans. Il y a aussi toute l’industrie du bois qui bat de l’aile, mais qui pourrait être remise sur pieds avec un Québec souverain qui exploiterait les ressources locales au lieu de vendre la matière première aux États-Unis pour la racheter plus cher une fois transformée.

      Puis il reste le pire… la mafia de l’alimentation, des plantes mutées et des OGMs. La mondialisation est en train de donner le contrôle des besoins de bases aux compagnies détentrices de brevets sur des gènes envahisseurs (Monsanto, Syngenta, Bayer). Pourtant, la superficie des terres agricoles du Québec est suffisante pour nourrir sa population même sans engrais chimiques ou hormones de croissance. Je n’aborde même pas le sujet de la privatisation de l’eau potable…

      Bref, nous avons les ressources pour s’autosuffire puis sans même penser à la dette, je crois que l’autodétermination, la culture (pas seulement la culture française) et nos valeurs en général valent plus qu’une câlisse de menace omniprésente au dessus de notre patrie. Parce que d’avoir le contrôle sur notre avenir c’est dire non à l’impérialisme Américain, mais aussi enrayer le cynisme en changeant l’immobilisme des institutions fédérales.

  • [...] (Le 2 août 2012) La Commission nationale des États généraux sur la souveraineté du Québec a convenu de suspendre ses travaux d’ici la date du scrutin afin que les Québécois et Québécoises puissent concentrer leurs efforts à participer activement à la campagne électorale en vue defaire élire le maximum de députés prônant l’indépendance du Québec. Les commissaires encouragent tous les citoyens et citoyennes à profiter de l’occasion pour faire valoir leur opinion sur l’avenir du Québec — dans toutes les régions et sur toutes les tribunes —  en s’inspirant notamment du document de consultation de la commission  intitulé Quel avenir ? Province ? Ou Pays ? qui fait état des blocages à l’épanouissement du Québec par le système canadien. On retrouve ce document sur le site de la Commission au http://etats-generaux-quebec.org/document-de-consultation-quel-avenir-province-ou-pays/ [...]

  • Pour ma part, j’ai appris quelque chose l’an dernier. C’est que le peuple est DÉJÀ souverain. Il lui appartient donc d’agir en déclarant son indépendance. Même pas besoin d’un référendum. Il suffit de signer une Déclaration universelle d’indépendance.

    Aller sur http://fr-fr.facebook.com/pages/Gouvernement-provisoire-du-Qu%C3%A9bec-GPQ/116814258358901

    pour signer cette DUI. C’est ce qu’il y a de plus démocratique.

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