L’Assemblée publique de Longueuil, le dimanche 10 juin 2012

UN IMMENSE SUCCÈS PAR LA QUALITÉ
ET LE NOMBRE DE PARTICIPANTS


L’organisateur de la Commission nationale des États généraux sur la souveraineté du Québec, pour la Rive-Sud, Robert Lauzon, ainsi que les membres de la Commission nationale des États généraux sur la souveraineté, Danic Parenteau et Alice Tavares Mascarenhas se sont réjouis de la qualité des opinions reçues des citoyens et citoyennes de la région.

Le leader souverainiste, Gilles Duceppe, a ouvert la séance des États généraux en témoignant des blocages au développement québécois maintes fois dénoncés à Ottawa, mais aussi pour encourager les troupes à poursuivre avec encore plus de détermination leurs démarches citoyennes vers la souveraineté. Il a conclu qu’il fallait réaliser le pays : « C’est normal que le Canada prenne des décisions en fonction de ses seuls intérêts. Ce qui n’est pas normal, c’est qu’une nation comme le Québec ne le fasse pas. »

Les exemples d’enjeux régionaux ont été présentés aux nombreux participants par le secrétaire d’assemblée, André Khalé. Cet avant-propos a permis à tous de comprendre à quel point le développement régional (notamment l’aéronautique, le Pont Champlain ou l’aéroport de Saint-Hubert) était bloqué par l’existence même du système fédéral et de quelle façon l’indépendance nationale était la solution à ces nombreux blocages.

Des citoyens donnent leur opinion

Quatre citoyens ont présenté au micro le mémoire qu’ils avaient rédigé. « On ne règlera jamais totalement la question du français avant de faire l’indépendance du Québec» a soutenu le comédien longueuillois et patriote de l’année 2011, Denis Trudel, qui a fait un vibrant plaidoyer en faveur du français dans un document d’une quinzaine de pages.

Une citoyenne de la Rive-Sud, Viviane Aubé, a mentionné : « Pour développer nos ressources naturelles en respectant les citoyens et leur environnement, il ne suffit pas de surmonter les obstacles créés par le fédéralisme, il faut aussi surmonter ceux créés par les monopoles internationaux… et cela exige la mobilisation des citoyens qui se reconnaissent dans leurs représentants. » « Le Québec est largement minoritaire dans le parlement canadien dominé par cette autre nation, de laquelle nous ne pouvons attendre aucune empathie ou sensibilité dans nos efforts pour assurer notre avenir comme francophones. » a fait remarquer le Longueuillois, Marc Arpin.

Le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, a présenté un mémoire étoffé qu’il a conclu en disant : «L’indépendance ne règlerait pas tous les problèmes, mais ça nous permettrait d’avoir tous les moyens pour les régler. »

Près de 150 personnes

Près de 150 personnes ont participé activement à cette séance de consultation à 9h dimanche matin et des dizaines y ont fait valoir leur opinion verbalement sur l’avenir du Québec. La qualité de ces échanges se mesure aussi à la richesse des réflexions qui permettront de nourrir le débat qui a cours actuellement partout au Québec.

Plus de 45 participants ont manifesté leur intérêt à être délégués au grand rassemblement qui se tiendra à Montréal en septembre prochain et pour transmettre les préoccupations soulevées lors de la séance de consultation. Une synthèse de toutes les délibérations régionales sera rendue publique en vue de ce grand rassemblement qui décidera de la teneur de la deuxième étape.

Les citoyens peuvent continuer à faire parvenir leurs commentaires par écrit soit directement sur le site internet http://etats-generaux-quebec.org/ soit par la poste au 2639, rue Beauclerk, Montréal (Québec) H1N 3J4.

Les délibérations ont été diffusées en direct sur le web à www.webtv.com et seront accessibles sur le site des États généraux au cours de la semaine.