Résister ne suffit plus

Pour vivre, tirer son épingle du jeu et rayonner aujourd’hui dans l’espace mondialisé une nation doit  se libérer des tutelles et maîtriser toutes ses ressources, tous ses pouvoirs et tous ses traités.

Le Québec possède des atouts exceptionnels. Il est fait partie d’un très grand marché. Le traité de libre-échange Canada/États-Unis/Mexique lui donne accès à un très vaste marché prospère.  Le Québec est au carrefour de l’Amérique et de l’Europe.

Sa population est plus bilingue et trilingue que n’importe quelle autre sur le continent. Les nouvelles technologies de l’information et des communications sont profondément implantées dans tous ses milieux. Sa main d’œuvre est compétente et recherchée.  Sa société civile est bien organisée. Ses économies classique, sociale et de proximité fleurissent et performent.

Sa démographie est plurielle. Ses pratiques démocratiques sont exemplaires. Ses sensibilités environnementales, pacifistes et de solidarité sociale intéressantes.  Il a de multiples antennes sur le monde. Sa culture rayonne. Ses entreprises aussi. Il occupe le seizième plus grand territoire. Il est le soixante-troisième plus peuplé.

Et aucun des 125 pays nés depuis la  création des Nations Unies n’était plus équipé, diversifié, en paix et riche que lui. Le Québec est formidablement équipé pour assumer la totalité de son destin. Celui de participer de plain-pied à l’aventure de l’humanité.

4 commentaires pour “Résister ne suffit plus”

  • Ces « atouts exceptionnels » constituent en même temps le plus gros obstacle à la propagation de la nécessité de devenir autonome: si on a su se développer si bien à l’intérieur de la confédération canadienne, pourquoi demander d’en sortir? On peut faire la comparaison avec le/la « jeune » de 35 ans qui demeure toujours chez ses parents – avec bonne job, bon salaire, section quasi exclusive dans la maison + lavages et bons repas plus qu’occasionnels – et qui n’a aucun intérêt à chercher son indépendance…

    À mon avis, il ne faut pas tant mettre l’accent sur la nécessité abstraite d’indépendance et encore moins sur la nécessité de « se libérer des tutelles » relativement fictive de la confédération mais plutôt sur notre simple fierté commune de vouloir vivre sans la dépendance des « parents nourriciers ». Comme le cheminement naturel de toute société qui se respecte et qui veut « faire tout seul ».

    Par ailleurs, on devrait, il me semble, énumérer/cataloguer/expliciter les très nombreux exemples de divergences d’opinions entre les deux peuples fondateurs du Canada non pas comme exemples d’écrasements de l’un par l’autre – ce qui serait souvent faux – mais comme démonstration de nos différences très profondes de mentalités, de choix de société, de styles de vie et donc du bien-fondé de vouloir bifurquer ouvertement et officiellement. Comme le cheminement naturel de la grande majorité des enfants qui, devenus adultes, veulent se démarquer des parents.

    En 3e lieu, je continuerais la comparaison familiale pour souligner qu’indépendance ne rime nullement avec antipathie: non seulement la « jeune famille » qui s’établit dans son propre logis garde-t-elle des liens d’affection avec « les parents » mais les échanges continuent de plus belle quoique avec une nouvelle saveur: on se prête des chaudrons, une tondeuse, des recettes, le gardiennage du chien ou des petits-enfants; on se reçoit pour les fêtes, on établit de nouvelles coutumes. En somme, après le choc et/ou la peine du départ, on reste bons voisins (comme le sont le Canada et les États-Unis, non?)

    Et si les notions de parents-enfants devaient choquer quelques sensibilités, on pourrait alors parler de la France et de l’Angleterre comme des parents puis des établissements francophones et anglophones du Canada comme de faux jumeaux qui ont été forcés de vivre ensemble par le paternel anglais jusqu’en 1949 (?) ce sur quoi le « grand frère » a ensuite pris exemple pour imposer ses points de vue à sa « jeune soeur ». Mais comme pour la libération de la femme qui veut établir son égalité, la Belle Province se décidera éventuellement à affirmer son égalité.

  • Merci de me donner cet espoir!!!
    Ca fait longtemps que j’attends ce moment…
    La démarche me paraît très intelligente cette fois-ci…
    Enfin un pays!!!

    • La même famille?

      Les québécois ne sont pas une création du Canada, le Canada n’est plus depuis 1759. A sa place est le Dominion du Canada et les canadians sont une toute autre chose, pas du tout d’origine franco-européenne et autochtone comme le sont les québécois, ces anciens canayens.

      De plus, ce n’est pas la confédération des deux « nations », le concept rejeté, menant au rapport Durham et à l’imposition par 15% de la population d’un bâtarde constitution canadian, la fédération des provinces du Dominion de1867. Seule la créature canadienne-française du Dominion corruption manifeste de l’empire brittanique se coupant de ses racines autochtones pour embraser l’ultramontisme catholique de français rejeté par les révolution républicaines européenne entretien l’idée d’une quelconque « confédération » des peuples afin de justifier sa dévotion à ses seuls maîtres, l’oubli et la cupidité.

      Avant de nous libéré du Dominion, nous devons nous libérer de notre ignorance et de notre apathie qui est le propre des nations occupesé par des forces étrangères et hostiles à nos intérêts politique et économique, à l’intégrité de notre territoire et également à notre vocable que ce soit en français, en anglais, en innu, en algonquien, en cris, en inuktitut, en wendaké, en mohawk, etc.

      Aucune procince n’a le droit de se séparer, le fait est que le Québec, ce territoire qui n’a pas le droit d’avoir de nom, n’est pas une « province » du Canada au sens juridique et constitutionnel depuis 1982, mais une province au sens éthymologique soit un territoire étranger sous occupation. A l’origine, nous sommes passé de Canadien à Québécois parce que nous vivions en masse sur le territoire du traité de la Ville de Québec, cette capitale corrompue par les intérêts coloniaux du Dominion qui a voté non pas une mais deux fois contre son émancipation.

      Avec l’omniprésence et la prépondérance du capital sous contrôl canadian, sur la quasi totalité des entreprises que cela représente et qui sévissent au Québec, rendont purement partisane et sans fondement la recherche de quelconques divergences superficielles entre les QUébécois et les Canadians, petites manoeuvres sans intérêts pour allumer un quelconque feu… de paille.

      Voici quelques chiffres qui à défaut d’être rigoureusement exact, donne un estimé des forces économiques en place qui détounent même nos leviers d’émacipation économique comme la CDQ, les Fonds FTQ, etc. Le Québec c’est approx. 350G$ de capital, en comparaison le Canada, Qc inclu c’est 2 500G$. Le Québec à la plus petite contribution à son épargne avec une moyenne d’épargne par contribuable à un peu plus de 4% (avec une forte tendance à la baisse), en comparaison, les canadians sont à plus de 4% et les ÉU à plus de 5,5%; La Caisse de dépôt du Québec, ça tourne autour de 120-130G$, 60% est investit au Québec mais majoritairement dans des entreprises canadians (dont le contrôl majoritaire échappe au Québec ou qui sont le fait de quelques familles établit au Québec mais étant ouvertement unionistes fédérastres). Pour l’argent qui sort en grande majorité du Québec, à travers des entreprises de fonds ou de gestionnaires de caisses de retraites privées le capital québécois sert surout à développer la croissance économique ailleurs et quand par le plus grand hazard il revient par ici, c’est polué par les intérêts de développement qui sont tout sauf dans l’intérêt des québécois.

      Alors je vous le dit, quand on a si peu de contrôle sur un capital si faible il est plus que superficiel de chercher les bibittes pour des différences factuielles de population qui ne sont qu’un même marché de consommation, d’emplois et d’épargne qui influ sur des aspects comparables d’impact social et politique. Une différence notable étant que l’on impose pas un bilinguisme unilingue francophone aux citoyens du Canada, le bilinguisme unilingue anglais, ce n’est que pour les québécois… et les Acadiens qui se sont toujours résignés, même avant le grand dérangement!

      Parce que le monde est jamais sans espoir, un ensemble de solutions simple permettrait de rnverser immédiatement la situation. Le Québec ne devrait plus accorder aucun crédit d’impôt à des gestionnaires de fonds qui ne sont pas majoritairement détenu par des intérêts québécois et une Charte québécoise des investisements solidaire et responsble staturait sur ce quest une entreprise québécoise. Nous devrons également éliminé toute forme de subvention au entrepries, ce qui ne profite qu’à un petit nombre pour en imposer beaucoup trop la totalité; un épargne minimum de 10% sur tout les revenu provenant d’un travail nous donnerait plus de 1 000G$ pour être maître chez nous et favoriser le développement économique, l’augmentation du salaire moye ici plutôt qu’ailleurs.

  • Indépendance ou dépendance !

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